L'Ilon

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Histoire du Mouvement Ouvrier Chrétien à Namur(1850-1980)

Une histoire ouvrière namuroise est-elle possible? La région namuroise n’apparaît pas dans l’historiographie sociale comme un bassin d’emploi industriel. Ce n’est pas non plus le lieu géographique des grands mouvements sociaux. Restituer ce passé ne semble donc pas, à première vue, aisé à faire. Pourtant, et c’est là l’intérêt des monographies régionales, l’histoire du mouvement ouvrier chrétien namurois est passionnante mais difficile. Passionnante parce qu’elle concentre toutes les tensions qui vont traverser le mouvement ouvrier chrétien de sa naissance à nos jours. Difficile parce que ce passé n’a quasiment jamais fait l’objet d’étude. Fondée par l’abbé Jean Pierlot, la Maison du Travail rassemble et coordonne l’ensemble des organisations chrétiennes. Elle s’inscrit dans la filière démocratique chrétienne. Et c’est là le premier lieu de tensions entre les catholiques, paternalistes et bourgeois, et «L’Ilon» où les travailleurs ont leur place. Cela se traduira sur le plan politique, par une lutte fratricide entre catholiques conservateurs et démocrates chrétiens au détriment de ces derniers. L’histoire du Parti populaire chrétien apporte donc un éclairage intéressant et neuf à la compréhension de la configuration politique de cette région de Wallonie. Le second nœud est la présence, voire l’omnipotence, de l’Évêché. Si l’Église donne le coup d’envoi et soutient l’émergence d’œuvres sociales chrétiennes dans le sillage de l’encyclique Rerum Novarum (1891), très vite, elle deviendra un frein. La troisième tension relève de l’opposition entre organisations socialistes et anti-socialistes, chacune cherchant à se développer au détriment de l’autre.
À travers ces récits, on perçoit les raisons de l’engagement social des témoins. On devine le moteur qui leur a permis de faire le pas pour s’engager dans un combat solidaire. Ces récits éclairent la face invisible de l’histoire institutionnelle. À travers eux, se profilent des centaines d’autres qui ne sont plus là pour témoigner. Faire l’histoire suppose aussi un lien avec le mouvement d’aujourd’hui. Quelles sont ses questions? Ses options? L’historien, dans ce cas-ci l’historienne, se doit donc de retracer ce passé et d’articuler son questionnement en tenant compte de ces débats. C’est ce qu’Hubert Dewez appelait «trouver et s’inscrire dans le sens de l’histoire du mouvement ouvrier».

Auteur Renée Dresse
Editeur CIEP Namur-Carhop
Année 2004
Pages 288
Format 14,5 x 21,5

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