
Les n°29 de Dynamiques. Histoire sociale en revue est en ligne!

Dans le paysage des travailleurs et travailleuses qui ont un sous-statut, les étudiants travailleurs occupent une place à part et non négligeable sur le marché du travail. Ils sont tout autant exposés aux risques liés au travail salarié, mais c’est une main-d’œuvre bon marché pour les employeurs : moins de cotisations patronales, plus flexibles, moins de protection sociale… Ils sont de fait mis en concurrence avec les salarié.e.s classiques, certaines entreprises (notamment dans les secteurs du commerce, de l’HORECa) n’hésitant pas à recourir davantage à leurs bras plutôt qu’à des travailleurs et travailleuses mieux protégés par la sécurité sociale et pour lesquels les coûts patronaux sont plus élevés. Dans un processus au long cours de déstructuration du monde du travail, l’actuel gouvernement (N-VA, MR, Les Engagés, Vooruit, CD&V) gonfle encore le nombre d’heures de travail autorisées pour les étudiants travailleurs (650 heures), ce qui, à ses yeux, semble être un bon moyen pour lutter contre la précarité étudiante. Mais les fédérations d’étudiant.e.s, les organisations syndicales, les mouvements de jeunesse disent le contraire car dans ce paysage, une question reste importante : les étudiant.e.s ne doivent-ils pas consacrer leur temps à étudier, à leur formation, plutôt qu’aux moyens pour financer leurs études ?
Cette réalité n’est pas neuve, mais elle s’accentue au fil des législatures. Elle pose en substance l’enjeu de la défense d’un droit culturel fondamental : le droit à l’instruction, un combat fondamental dont se saisit le mouvement ouvrier dès le 19e siècle. Dans ce numéro de Dynamiques, découvrez les constats et les stratégies de lutte pour répondre à un enjeu : quels dispositifs mettons-nous en œuvre pour favoriser l’instruction, la défense des droits et l’émancipation individuelle et collective des jeunes ?
Bonne lecture !



