Réalisée en partenariat avec la Jeunesse ouvrière chrétienne international (JOCI-IYCW), l’exposition panneaux retrace le parcours de Joseph Cardijn. Très jeune, il est marqué par le quotidien des jeunes ouvriers et ouvrières, par leur entrée précoce au travail, par leur pauvreté et par leur promiscuité. Durant ses études au séminaire, il déplore que de nombreux ouvriers de par leur situation sociale dramatique se détournent de l’Église. Sa vocation se précise : il veut être «un prêtre des travailleurs, surtout des jeunes».

En 1912, il devient vicaire dans la paroisse Notre-Dame de Laeken à Bruxelles. Il prend l’initiative de rencontrer des travailleuses de sa paroisse et encourage la création d’œuvres féminines. Cinq cercles (demoiselles, apprenties, employées, institutrices et patronage de filles) sont ainsi créés. Un peu plus tard, Cardijn fonde un syndicat des apprentis pour les jeunes travailleurs. De ce vivier émergent de nouvelles méthodes militantes qui supposent l’enchaînement d’enquêtes de terrain, de réflexions, puis d’actions. Le « Voir – Juger – Agir » prend forme.

En 1925, il participe à la fondation de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) et la Kristene Arbeidersjeugd (KAJ). Les branches féminines, la Jeunesse ouvrière chrétienne féminine (JOCF) et la Vrouwelijke Kristene Arbeidersjeugd (VKAJ), se constituent dans la foulée. Ces organisations de jeunesses deviennent rapidement le vivier qui alimentent en militant.e.s l’ensemble les structures du mouvement ouvrier chrétien (syndicats, mutuelles, ligues féminines, etc.).

À partir de la fin des années 1920, Joseph Cardijn se concentre sur le perfectionnement de la méthode « Voir – Juger – Agir » et sur l’internationalisation de la JOC. Il accorde une grande attention à la formation des militant.e.s et des cadres, en prenant une part active aux semaines d’études. Multipliant les voyages, il favorise l’essaimage du jocisme en Europe. De 1957 à 1965, il est l’aumônier de la JOC internationale (JOCI). En 1965, il est ordonné cardinal. À la fin de sa vie, des personnalités telles que l’archevêque de Malines-Bruxelles, les évêques de Belgique, le nonce apostolique et le roi Baudouin se rendent à son chevet.

Vous pouvez également découvrir sa notice biographique sur le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier belge (DBMOB).

Contacter le CARHOP pour obtenir l’exposition complète.

TONDEUR J., Joseph Cardijn (1882-1967), du prêtre belge au cardinal international, Bruxelles, CARHOP, JOCI, 2015.